Plumes Francophones

Plumes FrancophonesPlumes Francophones: mon retour d’expérience

Les Plumes Francophones un concours organisé par Amazon récompensant des auteurs indépendants qui ont publié un roman entre mai et fin aout. Il s’agit de la 3ème édition de ce concours d’autoédition. Grace à celui-ci, on pouvait gagner entre autres le financement d’Amazon pour sa promotion et plus de visibilité. Et ça, ça aurait bien été utile! J’ai concouru  avec mon premier roman: Clara au Guatemala.

Alors voilà, les gagnants ont été annoncé:

Plumes Francophones

le Prix du Jury a été remis à L’Espion d’Alger de Nabil Benali

Je n’avais pas vu du tout ce livre dans les plus populaires et il n’a pas eu beaucoup de commentaires de lecteurs jusqu’à présent. Pour moi, ce fut une surprise totale, et tant mieux, cela veut dire que tout le monde avait vraiment sa chance.

 

 

Plumes Francophones

le Prix des Lecteurs à Versus de Luca Tahtieazym.

Ce livre a plus de 78 commentaires sur Amazon, par conséquent il a donc déjà trouvé un public. Je ne l’avais pas vu pourtant dans ceux mis en avant sur Amazon en terme de popularité.

 

 

Je n’ai pas lu leurs œuvres et ne peux donc commenter ces choix. Bravo à eux et à tous les autres participants.

 

C’est le moment pour moi de faire le bilan de cette expérience:

 Les + :

  • Quelques personnes ont répondu à mon appel et mis des commentaires sur Amazon en vue du concours.

 Les – :

  • La version ebook de mon livre  a été publiée le 14 juin, soit un mois et demi après le début du concours.
  • Je suis partie en vacances au mois d’août et n’ai pas pu faire de pub pour les retardataires, notamment de la famille, pour qu’ils achètent le livre ou mettent un commentaire sur Amazon

  • C’est mon premier livre et je n’ai pas encore beaucoup de lecteurs. Difficile de rameuter les troupes à ma cause.
  • Pas de mise en avant par Amazon, presque pas de posts sur leur Facebook, leur site Internet n’est pas bien fait. Pas de mention des Plumes Francophones sur le site sauf si on connait le lien. Les livres les « plus populaires » toujours mis en avant mais pas les autres… on n’est pas populaire déjà et on a aucune chance de le devenir, si on reste caché en 15ème page.

  • Exclusivité Amazon, pas moyen de mettre le livre sur Kobo et les autres pendant tout la durée du concours.
Pour résumer: est-ce que ça vaut le coup de faire le concours des Plumes Francophones ? = NON

Il est difficile pour moi de savoir si ce concours a eu un impact sur mes ventes. Je serai tentée de dire non, car personne ne m’a contactée pour me dire « oh j’ai lu ton livre parce que je t’ai vu dans la liste des participants au concours… »

Je ne conseillerai pas à un auteur débutant d’y participer à cause de l’exclusivité Amazon. À moins d’avoir déjà un réseau bien établi. Il faut mettre son livre en vente dès le 1er mai et être présent sur les réseaux sociaux pendant toute la durée du concours pour espérer gagner le prix des lecteurs en tout cas.

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Autoédition et promotion

Ce que l’autoédition implique:

En tant qu’auteur on nous conseille d’avoir un site Internet, une plateforme où échanger, de mettre en place une newsletter. Un blog est essentiel pour faire parler de soi et se faire connaitre. Je me suis même inscrite au concours des Plumes Francophones pour espérer gagner en visibilité. Promouvoir son travail et l’autoédition est primordial pour soi mais aussi pour les collègues auto-édités.

J’ai maintenant mon site (dont je suis très fière), j’ai lutté avec Mailchimp et WordPress pour comprendre comment fonctionne la newsletter. Plus de secrets pour moi : les flux RSS ! Faire des tests et s’inscrire soi-même à sa newsletter avec trois adresses mail différentes. Check! Tout est en place.

Le monde peut communiquer avec moi. Oui mais voilà… le monde, faut être réaliste… il préfère aller voir des valeurs sûres, des gens qu’il connait déjà quand il achète un livre. Moi-même, je me jette machinalement sur un Sophie Kinsella ou un Isabel Wolff dès sa sortie (en poche).

Depuis que je suis auteure auto-éditée, indépendante, je vois les choses différemment.

Quelques mois auparavant, j’ai commencé à changer ma façon de consommer et essaye de me fournir que chez des agriculteurs locaux. J’évite d’aller voir les grands supermarchés quand je peux et fais beaucoup plus de choses moi-même (yaourts, glaces, pain…) pour réduire ma consommation de plastique.

Pourquoi je ne changerai pas aussi ma façon de consommer des livres ?

Comme tout le monde j’ai une PAL (pile à lire) volumineuse et j’achète des livres quand je rentre en France à l’aéroport. Tatiana de Rosnay et Guillaume Musso font aussi partie de mes must have et je n’ai d’ailleurs guère le choix dans ces librairies entre deux vols.

Mais pourquoi ne pas soutenir de nouveaux écrivains ? Un livre d’une auteure de chicklit moins connue peut être tout aussi bien, voire mieux. Une nouvelle auteure peut m’étonner, me surprendre. Ainsi, j’aurai l’impression d’avoir fait une délicieuse découverte.

autoédition

Pourquoi ne pas lire les livres des gens que je rencontre sur la toile ? J’observe les collègues auteurs, leur manière de faire de la pub, de communiquer sans être lourd, sans faire de tapage. Si moi aussi je ne lis que des auteurs classiques, je ne peux pas encourager qu’on me lise… alors voilà j’ai changé mes habitudes de lecture.

Au salon du livre, j’ai eu l’occasion de découvrir des auteurs indépendants (Laure Manel, Sonia Dagotor, Gabrielle Desabers, Tamara Balliana) et j’ai depuis lu leur livre et j’en ai même offert (Matthieu Biasotto, William Riverlake). Sur Twitter j’ai découvert d’autres auteurs comme Céline Fuentes, Nina Frey, Blandine P. Martin dont les livres vont bientôt rejoindre ma liseuse. Le risque n’est d’ailleurs pas très élevé non ? vu les prix des ebooks…autoédition

J’ai enlevé mes œillères et ai découvert un nouveau monde: l’autoédition. Je vous encourage à en faire de même.

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